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Prises de position du Centre sur les objets soumis en votation le 15 mai 2022

5 mars 2022 – Communiqué de presse du 4 mars 2022

Le Centre Genève a tenu hier soir une assemblée pour débattre et prendre position sur les objets des votations du 15 mai 2022.

Une unanimité en faveur de la loi sur le cinéma. À la suite de la présentation réalisée par le secrétaire général Vincent Gillet, les échanges ont porté sur la nécessité de promouvoir davantage la production cinématographique suisse. Il a ainsi été relevé que cette loi permettra de renforcer notre potentiel dans ce domaine et de soutenir l’ensemble du secteur. L’obligation pour les plateformes de streaming d’investir chaque année 4% de leurs recettes dans la production cinématographique suisse n’est pas apparue comme excessive au vu des profits réalisés par celles-ci et des obligations d’investissement bien supérieures en vigueur dans d’autres pays européens. Les délégués ont accepté cette loi à l’unanimité.

Une quasi-unanimité en faveur de la loi sur la transplantation. Les enjeux et l’historique de la loi ont été rappelés en introduction. Il s’agit de changer de paradigme en introduisant le consentement présumé au don d’organes pour les personnes décédées qui n’auraient pas exprimés leur refus. L’objectif est ainsi de réduire l’écart entre la disposition personnelle au don d’organes et le taux de don effectif. L’autodétermination demeure garantie puisqu’il est possible de consigner par écrit si l’on ne souhaite pas faire don de ses organes. De plus, en cas de doutes, les proches seront consultés et pourront s’opposer au prélèvement. Au cours de la discussion, des précisions ont été apportées sur les modalités du don d’organes ainsi que sur l’encadrement fourni par le personnel médical. Il a également été rappelé que si davantage d’organes étaient donnés, jusqu’à 100 vies pourraient être sauvées chaque année. Les délégués ont accepté cette loi par 63 Oui et 4 abstentions.

Une quasi-unanimité en faveur du développement de l’acquis de Schengen. Le sujet a été présenté en détail par Carmelo Laganà qui a rappelé le but et les missions de l’agence Frontex ainsi que l’importance pour la Suisse des accords de Schengen et de Dublin. La contribution accrue à Frontex est un développement de l’acquis Schengen, si la Suisse ne l’adopte pas dans les délais établis, l’accord de Schengen cessera automatiquement de s’appliquer. Au cours de la discussion, il a été relevé que l’agence Frontex avait connu des dysfonctionnements et que les droits humains n’avaient pas toujours été respectés. L’augmentation des moyens de l’agence a aussi pour but de corriger ces dysfonctionnements. De plus, la Suisse pourra mieux défendre les droits fondamentaux en participant à Frontex plutôt qu’en restant à l’extérieur. Des voix se sont exprimées pour rappeler l’importance de ces accords pour la sécurité de notre pays. Par ailleurs, un Non aggraverait encore nos relations avec l’UE qui sont déjà tendues en raison de l’abandon des négociations sur l’accord-cadre. Les délégués ont accepté cet arrêté par 64 Oui, 1 Non et 4 abstentions.

Une majorité en faveur de la modification de la loi sur l’instruction publique. Xavier Magnin, député suppléant du Centre, et Pierre Nicollier, député PLR, ont débattu sur le sujet. À la suite du débat, les échanges ont été vifs au sein de l’assemblée et de nombreux délégués ont pris la parole. Pour les partisans de la réforme CO22, le système actuel par niveaux est un échec et contribue à marginaliser les élèves en difficultés au lieu de les orienter et de leur donner des perspectives. Il est donc urgent de faire cette réforme. Ce constat d’échec à fait consensus. En revanche, la pertinence de la réforme sur le fond, à savoir la mise en place de classes hétérogènes, a été questionnée par certains. Pour d’autre, c’est avant tout la mise en œuvre qui posera problème, notamment la formation des enseignants. Il a aussi été relevé que Genève avait déjà connu de nombreuses réformes du cycle et qu’aucune n’avait atteint ses objectifs. Finalement, une majorité de l’assemblée a considéré qu’il fallait aller de l’avant pour réformer le cycle et améliorer la prise en charge des élèves ainsi que leur orientation. Les délégués ont accepté cette loi par 33 Oui, 19 Non et 9 abstentions.

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