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OUI à AVS 21

En 2030 – demain, donc –, si nous n’assainissons pas notre système d’assurance vieillesse, 26 milliards manqueront aux retraitées et retraités suisses. C’est prendre nos responsabilités, envers les générations futures, celles de nos enfants, que de réformer rapidement le 1er pilier afin de garantir les rentes. Votons 2x oui le 25 septembre prochain !

Solidarité

La solidarité est le maître mot de cette réforme. Sans elle, toutes les générations futures seront discriminées. Est-ce cela que nous voulons pour nos enfants ? Financée solidairement par l’ensemble de la société à travers la hausse de la TVA, la réforme défend une juste cohésion entre les citoyennes et les citoyens de notre pays. En tant que femme, féministe et mère de trois adolescents, dont deux filles, je me suis évidemment particulièrement intéressée au sort de mes concitoyennes dans ce projet. Il se trouve qu’actuellement, hommes et femmes perçoivent le même montant d’AVS, alors que les femmes cotisent moins et perçoivent l’AVS plus longtemps que les hommes : 66% des cotisations AVS sont payées par les hommes, 34% par les femmes. En moyenne, les femmes perçoivent leur rente AVS cinq ans de plus que les hommes. Avec la réforme, les femmes concernées par l’augmentation de l’âge de la retraite au cours des neuf prochaines années recevront une prime à vie pour compenser cette augmentation. Celle-ci s’élève à 160 francs par mois pour les revenus annuels faibles, 100 francs pour les revenus moyens et 50 francs pour les revenus élevés – la prime n’entraîne pas de réduction des prestations complémentaires pour les petits revenus.

Responsabilité

Nous sommes responsables de garantir les rentes et de maintenir le niveau de prestations – aussi pour les générations futures ! Or, depuis un quart de siècle, tous les efforts déployés pour assainir l’AVS ont échoué. C’est pourquoi cette réforme est urgente. Conscient de cette responsabilité, notre parti s’engage d’arrache-pied depuis des années pour aboutir à un projet équitable et équilibré.

Pendant ce temps, d’autres mettent en péril les retraites de demain sans pour autant proposer d’alternative valable et sans avoir trouvé de moyen durable de financer les rentes. Harmoniser l’âge du départ à la retraite entre hommes et femmes est également une question de responsabilité. Dans la société en général, il y a encore beaucoup, beaucoup à faire pour l’égalité : ce n’est pas en invoquant le féminisme pour dire non le 25 septembre que nous la ferons avancer. Au contraire : sans réforme AVS, toutes les générations futures seront discriminées – y compris les jeunes femmes d’aujourd’hui.

Enfin, les détracteurs de la réforme aiment évoquer – parfois par erreur, souvent par populisme de bas étage – le deuxième pilier, dans lequel les problèmes d’inégalité sont bien réels. Le Parlement est d’ailleurs en train d’élaborer des solutions pour y remédier. Le deuxième pilier – ou LPP – n’est pas ce sur quoi nous votons le 25 septembre.

Liberté

Le Centre s’engage pour des retraites flexibles – toutefois, et avant de parler de flexibilité, les rentes doivent être assurées ! A cette condition seulement, il sera possible de mettre en place des concepts tels que celui de durée de vie active : nous militons en effet afin qu’il soit introduit et permette aux personnes qui ont commencé à travailler très jeunes de prendre leur retraite plus tôt.

Inversement, on doit pouvoir rester dans la vie active si tel est notre choix ! Avec la nouvelle possibilité de versement anticipé partiel, il est aussi possible de réduire le taux d’occupation avant même l’âge ordinaire de la retraite, sans quitter totalement la vie active. Je suis convaincue qu’une fois cette réforme entérinée, des mesures d’accompagnement bien pensées permettront une plus grande souplesse et une plus grande liberté autour de cette étape cruciale de la vie.

Liberté, solidarité, responsabilité : trois valeurs clés de notre parti, trois valeurs essentielles qui portent mon oui à AVS 21. Je vous invite à glisser, vous aussi, 2x OUI dans l’urne le 25 septembre prochain.

Article écrit par Marie-France Roth Pasquier, Conseillère nationale (Le Centre/FR)

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