Budget 2026 et Conseil d’État : un rendez-vous manqué !
18 septembre 2025
Un déficit de 410 millions et aucune mesure structurelle en vue, aucune mesure d’économies proposées. L’addition pour les communes et le gel des annuités. Le Conseil d’État n’est pas à la barre, un rendez-vous manqué. Où sont passées les mesures transversales destinées à mettre fin à la gestion en silo ? Ou se cache l’effort du gouvernement pour équilibrer au mieux le budget 2026 ? Comme d’habitude, chaque département est venu avec sa liste de course, sans véritable coordination, ni arbitrage. Un sentiment de déjà-vu.
Avec des recettes qui augmentent de 196 millions, Genève reste un canton riche, mais mal géré. Sans surprise, la gauche cherche à faire porter la responsabilité du déficit sur la baisse d’impôts votée par le peuple en 2024. Cette tentative de détourner l’attention n’est qu’une récupération politique face à une dérive budgétaire dont les causes sont ailleurs.
Les charges explosent ! Celles-ci connaissent une hausse de 350 millions, due notamment à l’engagement de 155 ETP hors corps enseignant (plus de 700 ETP prévus au grand État) et à une augmentation de 379 millions des charges contraintes. Les aides sociales s’alourdissent de 160 millions, les subsides à l’assurance maladie de 44,6 millions, et les prestations HUG de 31 millions. Il devient urgent de se questionner sur cette augmentation sans fin des charges. La gestion du Conseil d’État et des établissements autonomes doit être sérieusement revue. La hausse des dépenses du département de la cohésion sociale dépasse l’entendement : 70 millions de plus pour l’Hospice général dont le budget se rapproche du milliard !
Seul point positif notable : les investissements à hauteur de 827 millions, orientés en priorité vers la mobilité, la formation, la santé et l’aménagement. Un vrai soutien à l’économie genevoise et à l’emploi, en plus de répondre aux enjeux de développement du canton.
Le travail budgétaire ne fait que commencer, Le Centre n’acceptera pas ce budget en l’état.
